De l'eau la nuit

by LEMAIRE/ARQUES

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about

LINE UP
Gabriel LEMAIRE : saxophones, clarinette
Yves ARQUES : piano


CREDIT
Enregistré en octobre 2014 par Mathieu Pion à l'auditorium du CRR de Paris.
Mixé et masterisé par Mathieu PION au studio CSolfa.
Réalisation artisanale du packaging en 300 exemplaires par Anatole Wiener sur une imprimerie au plomb, La Briche, Saint Denis.

credits

released February 14, 2015

PRESSE

« De l’eau, la nuit…
L’eau qui se tait, ou s’exprime. La pluie sur l’eau étale. Clapotements, bulles, flux et reflux. Gouttelettes et leurs ondes. Vagues à lames. Courants et perles, de la source à l’océan.
Et la nuit, qui porte ces sons.
Je ne sais plus trop finalement si ce disque est beau parce qu’il est triste ou s’il irradie parce qu’il est sombre. Alors, pour ne pas trop me tromper, j’évoque.
J’évoque ces souffles, très présents, qui parfois se timbrent pour laisser émerger des mélodies de lune. Ces cris qui déchirent le silence et ces sons qui naviguent, dans une fausse anarchie, d’une octave à l’autre pour libérer quelques harmoniques, quelques notes vibrantes. Ces sons magnifiques essaimés d’un geste retenu pour ne pas les gâcher par l’abondance.
J’évoque ces accords, suspendus et diaphanes, qui fendent l’espace en rayons obliques. Ces bruits étrangers, de métaux contre les cordes ou de bois contre le coffre, ce piano vu de haut, envisagé comme un tout.
J’évoque ces conversations, intimes et ouvertes, au long desquelles deux musiciens font fi de la brillance et lui préfèrent le risque, débarrassent leurs échanges des matières superflues pour mieux en révéler la hauteur.
Il y aurait tant à dire mais cela aboutirait à si peu de vérités… Peut-être faut-il à un moment s’effacer, non par manque d’intérêt, mais par respect pour une musique, aussi belle qu’exigeante, qui peut s’enorgueillir, à force de libertés, de ne pas se laisser facilement croquer.
Ces précieux instants musicaux sont présentés dans un écrin de carton, une pochette avec quatre battants, maintenus par un ruban, qui renferme le disque et deux feuillets de papier granuleux et odorant. Tout cela est d’une intrigante beauté. »
Olivier Acosta, MOZAIC JAZZ


"On sait ce qu’est un Nocturne en musique ; les Romantiques en ont usé souvent, et on en retrouve ici de microscopiques empreintes. Mais qu’en est-il plus spécifiquement des sonorités de la nuit ? C’est cette question qui intéresse ce duo issu du Tricollectif, composé du saxophoniste Gabriel Lemaire et du pianiste Yves Arques. De l’eau la nuit est un premier album étrange et plein de poésie dans lequel il faut s’immerger pleinement. Plonger dans les eaux sombres et dormantes où les deux jeunes musiciens folâtrent. Ce n’est pas la première fois qu’un duo du collectif orléanais choisit la zone humide : on se souvient de Poisson frais, pour lequel Durio Zibethinus (Quentin Biardeau et Valentin Ceccaldi) se laissait pousser la nageoire. Lemaire, par ailleurs membre de Walabix, et Arques ont fait de l’improvisation la surface sensible qui révèle chaque mouvement, chaque craquèlement, chaque lueur. Il y a une parenté entre cette musique qui sonde l’outrenoir et le récent hommage d’Henri Roger à Soulages dans Parce que !
« Nocturne » expose ainsi des chapelets d’accords esseulés qui troublent à peine le souffle languide du saxophone. Il règne dans ce vent chaleureux qui lutine les hautes herbes une espèce de bonheur tourmenté. Une liberté sans cesse sur le qui-vive, changeante, voire parfois inquiétante, comme sur « Clous et roseaux » quand la clarinette de Lemaire semble s’engouffrer dans les tréfonds d’un piano aux cordes étouffées ou frottées qui s’épaissit à mesure que la berge s’éloigne. La nuit du duo se teinte parfois de rêverie. À l’instar de la chambre de Max dans la célèbre histoire de Maurice Sendak [1], le décor évolue à mesure que le temps s’écoule. C’est un arbre, puis deux, quelques miniatures… Et soudain c’est un océan qui gronde. Lemaire et Arques y font voile pour mieux foncer vers les turpitudes d’« Eau obscure », le plus long morceau de l’album, où les remous chahutent sans jamais menacer l’équilibre général.
Le piano se transforme en clochettes poussée par le vent. Le bois craque avant la bourrasque. Soudain le saxophone enfle, va chercher dans la stridence des sifflements d’anche à échapper aux abysses qui le happent. Lemaire est un noyé qui se débat à la recherche de son souffle. Puis tout redevient paisible, comme après le sommeil paradoxal, jusqu’à la « Berceuse » finale où la douceur cajole le silence. On savait l’univers de Gabriel Lemaire particulièrement onirique dans Marcel et Solange dont il est un des piliers. L’atmosphère brumeuse qui s’échappait du trio gagne le climat d’un morceau comme « Clartés » ; ici, la lumière diffuse qui nimbe le duo ne permet plus de distinguer le frottement des cordes du piano du cliquetis des clés. La rencontre avec Yves Arques est de celles qui comptent ; elle peut s’envisager au long cours.
De l’eau la nuit est aussi un très bel objet qui se présente comme un pliage colorié de noir fermé par un arceau de carton, comme ces vieux portefeuilles où l’on rangeait les photos de famille. Ravissante boîte à secrets."
Franpi Barriaux, ELU CITIZEN JAZZ

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